Le premier contact de Samy MANGA avec la mélodie date de sa tendre enfance, lorsqu’il allait observer les conteurs et les griots pendant les veillées mortuaires ou les nuits de noce. Ils chantaient les louanges de la tribu et les honneurs des disparus avec une telle dextérité que le vent sifflait à leur guise.

Certaines nuits, Samy s’échappait au côté de sa grand-mère. Il allait regarder ces génies du Mvet prédire les saisons avec des proverbes cryptés en langue des forêts, lorsque la lune veillait sur le petit village Etoutoua et que le Mbè, tambour parleur, communiait avec les danses fantômes qui battaient la poésie du sol.

Il aimait aller écouter ces joueurs de balafon fins et résistants qui pouvaient jouer pendant trois jours. Il avait longtemps écouté les berceuses de la tombée de la nuit noire, celles qui sèment la sagesse dans le corps des enfants TamTam.

Samy MANGA pratique aujourd’hui cet art avec toute la sensibilité végétale que lui a offert cette enfance merveilleuse auprès de ses grands-parents.

Si elle adoucit les moeurs, Samy MANGA met également la jeunesse en garde contre ces formes de dominations musicales les plus pernicieuses qui font la une de nos jours, car la musique est aussi devenue une arme de destruction massive en faveur de cette société marchande qui avilit les consciences plus qu’elle n’éduque les êtres.

Conçu pour un objectif donné, elle pirate l’esprit, le monde des idées et des opinions afin de fabriquer des citoyens inattentifs, des individus délabrés qui n’auront finalement aucun contrôle sur eux même ni sur leurs avenirs.

Est aujourd’hui une manie de contrôle que beaucoup ignorent. Mieux que tout la musique de nos jour est devenu une plateforme ou les récompensent adulte la dépravation à outrance, la musique dégradable est au centre de toute propagande incrédule, nous pouvons constater les faits sur la société d’ aujourd’hui et plus précisément nos enfants.

Fort de ce constat et affermi dans l’idée que seule une œuvre musicale consciente, élaborée en faveur de l’amour, de la paix, de la justice et de la biodiversité doit avoir une mission fondamentale, celle qui retentit dans tous les hémisphères d’une vie. La prospérité de la musique reste l’insaisissable sismique de l’origine, celle qui ébranle les fondements du moi profond.

Les approches que Samy Manga entreprend sont diverses, ses premières amours restent vives dans l’univers des percussions dont il a très tôt appris le langage et bénéficié de l’initiation des grands maîtres locaux et internationaux.

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Sous cette casquette de percussionniste, Samy MANGA va cofonder un groupe en 2004 avec une bande d’amis, qui sera par la suite l’un des plus grands groupes de tambour traditionnel du Cameroun : Abiali percussions. Pendant 8 ans ils vont sillonner les pays avec plusieurs spectacles de haute facture.

Entre 2007 et 2012 Samy enregistre des musiques de recherche pour chorégraphies de danse contemporaine ainsi que pour des lectures poétiques. Il appelle cette démarque musicale : “King Bilé” (la voix des Arbres).

Samy est également l’auteur compositeur interprète du single “We Love Football” l’une des chansons de la CAN féminine 2016, produit par la maison Wambo-Production, arrangé par le très connu Manuel Wandji.

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Depuis janvier 2015, Samy MANGA prépare un album aux saveurs végétales épicées de graines sauvages, intitulé PEUPLE DE L’HERBE, c’est un voyage vertical qui chemine entre rythmes premiers, instruments traditionnels et Eco-poésie. Entre autre il travaille également un album écolo militant intitulé “Reggae-Village”        

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